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Le colloque Risque Pays de Coface à Moscou : Les risques en Russie ont retrouvé leur niveau d’avant-crise, avec une note B



Retrouvez toutes les études de risque par pays et les nombreuses études économiques de Coface sur www.coface.fr / Services en ligne / Risque pays et études économiques

 

Avertissement : la notation pays  Coface ne concerne pas la dette souveraine puisqu’elle indique le niveau de risque moyen présenté par les entreprises d’un pays dans le cadre de leurs transactions commerciales. Cette évolution moyenne ne préjuge pas celle de la note de chaque entreprise, qui reste déterminée par ses caractéristiques propres : il est donc indispensable pour les partenaires d’une entreprise d’un des pays cités de vérifier son évaluation spécifique par Coface.

 

Le Colloque sur les risques pays organisé chaque année par Coface à Paris est décliné dans les principales capitales économiques du monde. Le colloque s’est tenu hier à Moscou afin de discuter des effets de la crise, à un niveau régional et local.

 

À l’occasion de la première édition russe du colloque risque pays, Coface indique que la Russie, durement touchée par la crise économique, a retrouvé son niveau d’avant-crise. Contrairement au reste du monde, la CEI (Communauté des Etats Indépendants) sera la seule région à accélérer sa croissance en 2011. Cependant, la reprise demeure limitée car la Russie est toujours notée en dessous de la moyenne des autres BRICS, note justifiée par des lacunes en matière d’environnement des affaires.

 

  • La Russie et la CEI ne seront pas touchées par le ralentissement de la croissance mondiale en 2011


Selon Coface, la croissance mondiale devrait ralentir en 2011 à 3,2 % contre 4,2 % en 2010, sous les effets conjugués des récents événements au Japon, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, mais aussi du désendettement du secteur privé, de la mise en place de politiques budgétaires restrictives en Europe, de l’augmentation des prix du pétrole de 25 % et, enfin, du ralentissement attendu du commerce mondial. En dépit de ce ralentissement, Coface souligne un effet de ciseau prononcé des risques entre les pays avancés et les pays émergents : les pays émergents, grands gagnants de la crise, devraient connaître un taux de croissance de 5,6 % contre 1,7 % pour les pays avancés.

 

La CEI sera la seule zone à accélérer légèrement sa croissance en 2011 (+ 4,7 % contre 4,4 % en 2010). Pour la Russie, Coface prévoit une croissance stable, à 4,5 %, tirée par une reprise de la consommation privée et un rebond du prix du pétrole.

 

  • La Russie a retrouvé son niveau d’avant-crise mais reste derrière les autres BRICS

     

Seuls 9 des 28 pays avancés notés par Coface ont retrouvé leur niveau d’avant-crise. À la différence de la zone euro où la bulle d’endettement privé a entraîné des crises souveraines, la Russie a récemment retrouvé sa note B d’avant-crise.  

 

En 2011, les principaux moteurs économiques seront toujours la dépense publique, avec de nouvelles augmentations des prestations sociales et la reconduction des mesures de soutien aux secteurs en difficulté, et la consommation privée. La hausse de l’inflation devrait se poursuivre jusqu’à mi-2011, mais celle-ci restera inférieure aux taux observés avant la crise.

 

Les entreprises poursuivent leur processus de désendettement et les investissements sont donc contenus. Selon Coface, le comportement de paiement des entreprises russes, très dégradé durant la crise, s’est considérablement amélioré avec la reprise de la croissance.

 

La reprise, cependant, est limitée. La note de la Russie demeure deux crans en dessous de celles des autres BRICS, en raison des lacunes de son environnement des affaires, et notamment du manque de transparence des informations disponibles sur les entreprises et des lacunes en matière de droit des créanciers. L’amélioration de la gouvernance et la lutte contre la corruption tardent à se réaliser.



  • Un niveau de risques élevé dans la CEI

En dépit de leur positionnement stratégique entre l’Asie et l’Europe, la plupart des pays de la CEI ont conservé une évaluation des risques élevée en 2010 comme en 2009. Tous ces pays ont en commun l’instabilité politique et la forte dépendance à l’égard de la Russie, ainsi qu’un manque de diversification économique.

 

Le Kazakhstan conserve une note B depuis 2009. Les ressources naturelles très abondantes et l’augmentation des exportations pétrolières grâce à l’exploitation du champ de Kashagan contribuent aux résultats solides de l’économie kazakhe. Après une crise financière profonde, la croissance de l’Ukraine repart. Pour cette raison, Coface a placé la note D de l’Ukraine sous surveillance positive en juin 2010. Mais le pays est encore confronté à de grands défis (fragilité bancaire, dépendance envers l’aide internationale, dette publique …). La Biélorussie (D) court un risque élevé de crise de liquidité et dépend fortement de l’aide russe.

 


 

Contact presse : Maria Krellenstein / ( 33 (0)1 49 02 16 29 / maria_krellenstein@coface.com

À propos de Coface

Coface a pour mission de faciliter les échanges entre toutes les entreprises partout dans le monde. Pour cela, Coface offre à ses 135 000 clients quatre outils pour externaliser en tout ou partie la gestion, le financement et la protection de leur Poste clients : l’assurance-crédit, l’affacturage, la notation et l’information d’entreprise et la gestion de créances. Grâce à un service de proximité de qualité et 6 600 collaborateurs répartis dans 66 pays, plus de 45% des 500 plus grands groupes mondiaux sont déjà clients de Coface.

Coface est filiale de Natixis dont les fonds propres (tier 1) s’élèvent à fin décembre 2010 à 16,8 milliards d’euros.

www.coface.com



ANNEXE

  

Définition des notations pays @rating

 

A1

 

La situation politique et économique est très favorable et l'environnement des affaires est de qualité. Cet environnement influe favorablement sur le comportement de paiement des entreprises. La probabilité moyenne de défaut est très faible.

 

A2

 

La situation politique et économique est favorable, l'environnement des affaires peut comporter quelques lacunes. La probabilité moyenne de défaut des entreprises est peu élevée.

 

A3

 

Le comportement de paiement est susceptible d'être affecté par une modification de l'environnement économique et politique du pays qui est globalement favorable mais volatil. L'environnement des affaires comporte des lacunes. La probabilité moyenne de défaut des entreprises se situe à un niveau convenable.

 

A4

 

Les perspectives politiques et économiques peuvent être marquées par quelques fragilités. Une relative volatilité de l'environnement des affaires est susceptible d'affecter les comportements de paiement, la probabilité moyenne que cela conduise à un défaut de paiement restant acceptable.

 

B

 

Des incertitudes au plan économique et financier et un environnement des affaires parfois difficile sont susceptibles d'affecter des comportements de paiement. La probabilité moyenne de défaut des entreprises est assez élevée.

 

C

 

Les perspectives économiques et politiques très incertaines et un environnement des affaires comportant de nombreuses lacunes sont de nature à détériorer sensiblement le comportement de paiement. La probabilité moyenne de défaut des entreprises est élevée.

 

D

 

L'environnement économique et politique présente des risques très élevés et l'environnement des affaires peut être très difficile. Ces fragilités peuvent avoir un impact très sensible sur les comportements de paiement. La probabilité moyenne de défaut des entreprises est très élevée.

 

 

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